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FAQ

1. TSA, autisme ou autres ?

Le Trouble du spectre autistique (TSA) s’appelait autrefois le trouble envahissant du développement (TED). C’était le nom de la catégorie. Cette catégorie comprenait : l’autisme, le syndrome d’Asperger et le TED non spécifié (ou TED atypique).

Depuis mai 2013, avec la parution du DSM 5, on parle maintenant de trouble du spectre de l’autisme (TSA). Le nom de syndrome d’Asperger n’est plus utilisé pour le diagnostic mais les gens qui l’ont reçu conservent cette appellation. Les personnes qui reçoivent un diagnostic de TSA sont généralement appelées des autistes.

2. Qui a un TSA?

Des études internationales indiquent qu’entre 0,7 à 1,5% de la population serait autiste (Fombonne et al., 2019). L’autisme se retrouve chez quatre fois plus de garçons que de filles (Santé Canada, 2007), mais cet écart tend à s’amenuiser puisque les filles autistes sont de mieux en mieux reconnues. Certains auteurs estiment le ratio à 2 à 3 garçons pour une fille (Halladay et al., 2015). Il y aurait aussi autant d’adultes que d’enfants selon le même auteur mais ils ne sont pas tous identifiés.

3. Mon enfant présente beaucoup d’anxiété, que faire ?

Les personnes du spectre autistique présentent souvent de l’anxiété. Il s’agit d’un bon baromètre pour savoir si tout va bien ou pas. Comme l’autisme demande une gestion interne consciente, la personne autiste ne peut que vivre de l’anxiété si elle ne peut pas communiquer son malaise par le langage (même si elle parle). La personne vit avec son autisme 24 heures sur 24 même si, autour d’elle, on pourrait refuser de s’en occuper et de faire avec. La personne autiste doit être aidée afin de ne pas vivre autant d’anxiété. L’intervention doit être faite sur la structure autistique afin de diminuer l’anxiété qui est souvent présente uniquement parce qu’on ne s’est pas occupé réellement de l’autisme. Malgré tous les types d’aide qu’on peut donner à la personne autiste, seul le travail sur la structure elle-même permet de diminuer l’anxiété. Il n’y a pas d’âge pour faire ce travail. La personne autiste peut être âgée de plus de 75 ans et peut encore être aidée !

4. Que dois-je faire pour aider la personne autiste et favoriser son développement ?

a) Comprendre comment fonctionne l’autisme chez la personne autiste.

b) Apprendre à communiquer en tenant compte de sa structure de pensée autistique. La communication est différente de la parole. Communiquer signifie permettre à la personne autiste de pouvoir indiquer ses besoins, ce qu’elle vit, etc.

5. Qu’est-ce qu’un neurotypique ?

Un non autiste, une personne au fonctionnement standard qui n’est pas dans le spectre autistique, qui ne porte pas la condition autistique.

6. Comment puis-je aider ?
  • D’abord, ne pas perdre de vue le gros bon sens.
  • Se fier à son instinct
  • Faire avec l’autisme qui peut évoluer positivement (et qui ne disparaîtra pas).
  • Ne pas tomber dans le piège de demander à une personne autiste ce qu’on ne demanderait pas à une personne neurotypique (non autiste)
7. La personne autiste que je cotoie ne socialise pas, que faire ?

Son développement ne lui permet pas encore d’exprimer ce besoin. Elle n’est pas rendue à ce niveau de développement. Il est inutile de la forcer ou d’essayer de l’entraîner (elle ne fera que du « par cœur ») tant que le travail précis au niveau du développement n’est pas complété. Quand elle sera rendue à ce niveau de développement, elle fera savoir son désir de socialiser comme tout être humain.

8. Son estime de soi ?

Les enfants autistes en bas âge ne présentent pas de problème d’estime de soi. Par contre, certains enfants dont la structure autistique est moins intense ou simplement plus développée, peuvent présenter des problèmes d’estime de soi autour de l’âge de 5 ans. Moins la structure autistique est intense (moins l’autisme parait) et plus les risques de problèmes d’estime de soi sont présents. L’estime de soi chez les personnes autistes se règle avec les composantes de l’estime de soi et non pas avec les habiletés sociales.

9. Que faire avec les comportements bizarres ?

Il faut d’abord apprendre à distinguer les manifestations autistiques des troubles du comportement afin de ne pas intervenir de manière inadéquate et ainsi faire augmenter l’anxiété, le « par cœur » et les comportements stéréotypés chez la personne autiste en plus de démolir l’estime de soi. De là, l’importance de bien comprendre comment fonctionne l’autisme. La personne autiste ne fait pas de comportements bizarres. C’est sa structure autistique qui travaille pour garder son équilibre.

10. Y a-t-il de l’espoir pour les personnes autistes ?

Absolument. Plus on va comprendre l’autisme, plus on va lire correctement les manifestations autistiques, et plus on va faire les bonnes actions pour permettre aux personnes autistes de se développer de manière plus harmonieuse. On doit apprendre à être prudent avec l’intelligence des personnes autistes et ne jamais les condamner avant de commencer. On doit bien lire les manifestations autistiques, et on doit apprendre à faire avec afin d’aider la personne à gérer sa structure autistique de plus en plus. Dès qu’on aura fini de les confondre avec les gens ayant une déficience intellectuelle ou des troubles de comportement, ou avec des neurotypiques, les personnes autistes auront une chance de se développer et d’avoir accès à une qualité de vie harmonieuse.

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